Eglise Ste-Marie-Madeleine


 

 

L'église Sainte-Marie-Madeleine fait partie

du circuit des églises

 

"Entre Auvergne et Bourgogne romanes"

 

Plus d'infos sur cet édifice...

Présentation

L’église Ste-Marie-Madeleine fut édifiée au XI-XIIème siècle sur une motte artificielle de forme ovale, entourée par la RD989. Le cimetière, jadis accolé à l’église, fut déplacé à la fin du XIXème siècle à 800m plus au nord.     Elle dépendait du diocèse d'Autun et du prieuré de Marcigny.

 

L'église de type roman de Neuilly en Donjon est un édifice très simple, composée d'une abside voûtée en cul-de-four, classique des églises de type bourguignonne, d'un chœur couvert d'un berceau, d'une nef unique éclairée par une série de petites fenêtres romanes d'origine et par de larges baies ouvertes au XIXème siècle.

 

D'un plan rectangulaire, l'édifice comprend une toiture à deux pentes en tuiles canal, surmontée d'une cloche en bâtière.
        
La porte occidentale et principale est surmontée d'un portail finement taillé, classé Monument historique, unique dans toute la région, en particulier dans le Brionnais, dont les églises et leur architecture furent influencées par Cluny. On peut admettre que ce fronton est l'un des mieux conservés, notamment grâce à d’importants travaux de rénovation en 2009.

Le portail sculpté

Le tympan est la partie supérieure du portail. Il représente la Vierge Marie en majesté tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux. Ils sont assis sur un trône, et reçoivent les offrandes des Rois Mages (l'or, la myrrhe et l'encens). Le reste du tympan se compose de deux animaux ailés : un lion à droite (l'évangéliste St-Marc) et un taureau à gauche (St-Luc), d'un homme ailé (St-Matthieu), à droite du trône et des anges de chaque côté.
   
Le linteau est la partie centrale inférieure du portail. Il prend place sous le tympan et relie les chapiteaux.


La partie de gauche représente le Péché Originel. Adam et Eve sont placés entre l'arbre de la Vie et l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Eve répond aux sollicitations du Démon, symbolisé par le serpent, en cueillant le fruit défendu et le propose à Adam. Celui-ci semble réfléchir les bras croisés.


La partie de droite est occupée par un repas. Il s'agit de la cène dite du "Repas chez Simon le lépreux". En effet, on observe Jésus à gauche de la table et Marie-Madeleine, patronne de l'église de Neuilly, lui essuyer les pieds. Ce repas évoque bien évidemment, dans un second temps, la Cène du dernier repas de Jésus avant sa crucifixion.


Le chapiteau de gauche représenterait, sur sa face occidentale, un diable et un personnage à terre, tombant. Le rire du démon exprime la joie de son triomphe sur l'homme devenu pécheur. La face méridionale représente un homme en cotte de mailles ; il est saisi par les cheveux et menacé par un individu brandissant une hache. Il s'agirait de la chute de Simon le magicien qui avait proposé de l'argent aux apôtres Pierre et Jean afin d'avoir le pouvoir de réaliser des miracles et donner la Foi.


Le chapiteau, à droite en entrant, présente un épisode de la vie du prophète Daniel, condamné à être dévoré dans la fosse aux lions. Le lion lèche Daniel. Un autre personnage, Habacuc est porté par l'ange Gabriel et ravitaille le martyr.

L'intérieur

La nef est très simple : elle est de forme rectangulaire avec un plafond plat en lambris. La charpente est découverte et soutenue par de grosses poutres en bois.


Elle est composée de deux copies de tableaux de très bonne qualité, datés du XVIIème siècle: l'un sur cuivre représente la descente de croix par Rubens, l'autre sur bois, une scène de l'Epiphanie. L'intérêt se trouve dans leur cadre en bois sculpté et doré. Depuis 1993, l’ensemble est classé au titre des Monuments Historiques.


Le chœur communique avec la nef par le biais d’un grand arc en plein cintre qui retombe sur les moulures d’impostes. Il est composé d'une travée droite couverte d'un berceau, lequel est soutenu par des arcs formerets. Il est éclairé par une fenêtre en hauteur, et 2 autres, à chaque côté.


L'abside est voûtée en forme de cul-de-four. Elle possède une fenêtre romane et une autre, condamnée, d’origine de la construction de l’église.